Jeudi 31 janvier 2008
La notion d’entreprise ethnoculturelle n’est pas nouvelle. Cette coloration internationale au sein d’une entreprise s’est accentuée avec la globalisation. Depuis plus de trente ans des chercheurs ont travaillé sur ce type d’entreprises et ont tenté de les modéliser. Les théories et les écrits sont des plus variés :
-         les études quantitatives d’Hofstede (1980) et Trompenaars (1993) ;
-         les recherches ethnographiques d’Iribarne (1989) ;
-         les réflexions de Ralston et al. (1997) sur le « crossvergence » ;
-         les recherches de Sackmann (1997) sur les différents courants de recherches en management ;
-         les travaux de Dowling (1999) sur l’analyse de la variable « macro » et de la variable « micro » ;
-         les travaux interculturels de Clark et al. (2000) ;
-         les études de Chevrier (2003) sur les bouleversements sociaux actuels.
 
Même si ces études ont été menées uniquement par des chercheurs nord-américains et européens, avec leur propre éducation, conception et leur propre culture, elles ne peuvent être négligées. Parallèlement, il est certain qu’ils ne sont pas arrivés à intégrer dans leurs études les spécificités des pays tels que ceux de l’hémisphére Sud, pays en émergence, voire sous-développés ou encore les pays de l’ex-URSS. Les coutumes, les usages, les systèmes d’éducation et les valeurs dans ces pays sont différents de ceux des pays développés, là aussi avec des nuances qui s’imposent.  Exemple, les attentes du français sont différentes de l’américain ou du japonnais.
 
Au delà de cela, chaque entreprise est un microcosme unique. Le mariage de la diversité au sein de chaque entité est différent et ne peux être conceptualisé. C’est sur ces deux points que tous les modèles élaborés trouvent leur limite.
 
Devant ce phénomène complexe, et qui n’ira qu’en s’accentuant, c’est de la responsabilité des entreprises de mettre à profit la valeur ajoutée apportée par cette diversité de culture en déployant une fonction de gestion de ressources humaines responsable du développement et de la mobilisation des capacités individuelles. Faute de quoi, elles risquent de se trouver confrontées à des problèmes majeurs, contribuant de manière de plus en plus significatives aux désaccords, aux tensions et aux conflits. La solution ne se trouve pas à l’extérieur mais bien à l’intérieur de l’entreprise, voire de l’établissement. Compte tenu de la composition du personnel, il ne peut avoir une seule et même politique. Chaque lieu doit trouver son propre mode organisationnel afin d’optimiser la valeur ajoutée que représente l’Homme, « capital culturel » constituant un avantage concurrentiel pouvant être capitalisé en immobilisation incorporelle. Ce « capital culturel et humain » est un élément fondamental et moteur pour la réussite de l’entreprise.

 

par mfgmasson publié dans : Entreprise
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Jeudi 27 décembre 2007
L’Homme vit dans un monde de plus en plus contreversé où l’individualisme est devenu un « leitmotiv ». Il a de plus en plus de difficulté à s’accomplir et les équlibres sont fragiles. Il doit continuellement se réinventer et trouver des solutions pour exister afin de donner un sens à sa vie. L’entrepreunariat, tout comme le bénévolat,  peut être un des vecteurs de son épanouissement.
 
Entreprendre peut paraître certes facile, mais des nombreuses embûches jonchent la vie d’une entreprise, remettant même sa pérennité en question. De nombreuses entreprises disparaissent dans les cinq ans de leur création. Pour éviter la cessation d’activité, il faut savoir innover et se démarquer des concurrents. Un des moyens est la création d’une entreprise socialement responsable qui axerait tout son plan-média sur ce thème, ferait appel aux bailleurs de fonds éthiques et metterait tout en oeuvre pour encourager le gouvernement à s’approvisionner en biens et services par l’intermédiaire de l’entreprise sociale.
 
Une entreprise sociale n’est pas une entreprise qui a pour unique objectif de financer par un budget des associations et/ou organisations oeuvrant dans les domaines tels que : la santé, les handicapés, la culture ou l’environnement. Très souvent ces entreprises le font pour avoir la « conscience tranquille ». Certes, il est nécessaire que ces associations ou organisations obtiennent ce type de subventions privés et/ou publics afin de pouvoir résoudre certains des principaux problèmes sociaux, économiques et environnementaux auxquels un pays doit faire face; mais la réelle mission de l’entreprise sociale va bien au-delà de ces seuls programmes spécifiques.
 
En créant ou en développant sa structure sociale, il est essentiel de faire preuve de créativité en élaborant son propre modèle d’entreprise tout en retirant les enseignements de l’étranger et de son propre pays. Les personnes qui par leurs innovations, leur charisme et leur tenacité refusent le statu quo exploient de nouvelles opportunités et transforment de manière fondamentale la société. Outre qu’elles proposent des solutions innovantes, concrètes et pratiques ; leur idéale est de créer de la valeur sociale en mettant au coeur de leur projet la fragilité humaine et/ou le lien social.
 
La création de cette valeur sociale doit se faire à différents niveaux dans et autour de l’entreprise, dont les thèmes majeurs sont :
Ø      Le repect de l’environnement ;
Ø      La sécurité des produits et de la production ;
Ø      L’amélioration du climat et du dialogue social ;
Ø      Le respect des Droits de l’Homme sur les lieux de travail et/ou à l’extérieur ;
Ø      L’exclusion des pratiques jugées comme rédhitoires, telles que l’expérimentation sur les animaux ou la présence dans un pays dirigé par une dictature ;
Ø      L’éthique et la lutte contre la corruption et le blanchiment ;
Ø      L’adhésion aux normes, aux labels et au développement durable ;
Ø      L’application de nouvelles normes de gouvernance ;
Ø     L’engagement dans sa communauté en redynamisant les quartiers en difficulté et dans le développement local ;
Ø      L’achat des produits provenant du commerce équitable, domaine qui permet de concilier des valeurs de solidarité fortes et la création d’entreprise ;
Ø      La création d’un lieu de réflexion pour préparer la société de demain, notamment auprès des jeunes en leur permettant de bénéficier d’un réseau de compétences, d’accompagnement et de susciter auprès d’eux un esprit d’entreprise sociale ;
Ø      La contribution à insiter les sociétés de capital-risque de participer aux fiancements des entreprises de quartier afin de les péreniser, moteurs de l’amélioration des conditions de vie et de diminution du chômage ;
Ø      Le mentorat pour les nouveaux projets.
 
 
En conclusion, le nouveau défi des entrepreneurs responsables est de « trouver de nouveaux modèles d’entreprises  pour répondre aux besoins de la population », en d’autres mots : « Sauver le monde... en restant profitable ». Il est fort probable que ces nouveaux modèles soient moins rentables que ceux des entreprises ne faisant pas appel à la conscience inviduelle et que leur financement de démarrage et/ou de croissance soit plus difficile. Pour y palier, il suffit de rechercher des investisseurs socialement responsables, c’est à dire en quête de « placements éthiques ». Ces derniers ne recherchent pas uniquement une maximisation de la rentabilité de leurs placements, mais ont des approches qui intégrent, dans leurs décisions de placement et leur gestion de portefeuilles de titres, des critères sociaux, environnementaux ou plus largement de responsabilité vis-à-vis de la société. Ainsi chacun pourra aider à sa manière à répondre à l’attente de la communauté internationale : « améliorer les conditions de vie sur la planète, en particulier en contribuant à la réduction de la fracture sociale locale et voire de la fracture Nord/Sud ». 
par mfgmasson publié dans : Entreprise
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Jeudi 19 juillet 2007
La gestion du risque ou le « Risk Management » est apparue aux Etats Unis et son application date des années soixante, puis en 1965 au Royaume Uni. Sa première utilisation en France serait en 1975. Depuis son utilisation s’est accrue avec un déphasage entre les entreprises cotées et non cotées. Mais lorsqu’elle est instaurée au sein de l’entreprise, elle devient l’affaire de tous ( direction, opérationnels, … ) comme le constate le rapport intitulé « Baromètre du Risk Management 2005 » établi par PROTIVITI en partenariat avec TNS SOFRES. Différents textes tels que la section 404 de la loi Sarbanes-Oxley ( août 2002 ), la loi de Sécurité Financière ou encore la loi Barnier de 1995 en France, sont venus amplifier son application. En sus de ces obligations légales, certaines entreprises ont compris que la gestion du risque pouvait générer un avantage concurrentiel qui pouvait s’avérer décisif dans un environnement compétitif.
 
L’objectif de la gestion des risques est de ramener les différents risques liés à un domaine présélectionné au niveau admis par l’entreprise. Quant à sa définition, elle est la mise en œuvre de techniques et de réflexions pour concourir à la protection du patrimoine d’une entreprise contre les risques aléatoires, et donc financiers, qu’elle peut subir. Il s’agit d’une approche globale qui englobe les mesures de prévention et de protection matérielles, financières et juridiques, le recours à l’assurance et la recherche de solutions alternatives. En d’autres termes, la gestion du risque consiste à identifier les risques d’une entreprise, à les qualifier, les quantifier, les maîtriser, les transférer vers des tiers mais aussi à les analyser, à préconiser des mesures pour les contrôler, les réduire, voire les éliminer ainsi qu’à favoriser ou à conforter la sécurité, la prévention des actifs et à établir un plan de gestion de crise tout en renforçant l’efficacité des structures d’organisation et des systèmes de gestion des nouvelles technologies ( informatiques, télécommunications, … ).
 
Au vu de la définition du Risk Management, une approche en six étapes peut faciliter sa mise en œuvre, à savoir :
1.      Dresser la cartographie des risques par une identification des menaces, une évaluation des impacts et des vulnérabilités ;
2.      Définir une ou plusieurs stratégie de continuité ;
3.      Renforcer les systèmes de prévention et de protection ;
4.      Définir et organiser le dispositif de gestion de crise ;
5.      Définir le Plan de Continuité des Activités ;
6.      Définir la gouvernance, l’organisation et le système de maintenance du dispositif de maîtrise des risques.
 
Chaque étape est propre à chaque entité car elle dépend du contexte, de l’organisation et des hommes qui y travaillent. Néanmoins, attardons-nous à l’étape 1. Normalement chaque entreprise est susceptible d’identifier ses menaces, tant macro que micro-économiques. Le plus ardu est d’évaluer les impacts et les vulnérabilités car ils font appels au rationnel de l’homme pour déterminer les probabilités, facteur pris en compte pour la prioritisation des risques ayant la plus grande probabilité d’occurrence. L’entreprise devra s’assurer de la bonne adéquation entre « impact » et « vulnérabilité » afin d’éviter tout déséquilibre entre des risques avec une probabilité élevée d’occurrence engendrant une perte inférieure et des risques avec une perte élevée ayant une probabilité inférieure de l’occurrence. D’après mon expérience sur le sujet, et ce après avoir testé plusieurs modèles, celui dont je propose peut limiter cet éventuel déséquilibre car il est très visuel. Dans le cas présent, le Risk Manager ( Directeur des Risques ) n’aura qu’à se focaliser sur les « High Occurrences» et les « High Severities ». [ Les données y figurant ne servent qu’à titre d’exemple ]. Pour visualiser le modèle retenu, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous ou le copier dans votre navigateur. .
 
 http://s3.archive-host.com/membres/up/1030124827/RiskManagementarchive-host190707.zip 
Attention ce fichier est compressé. En l'ouvrant, vous avez un accès libre. Toute modification ou suppression reste sous la responsabilité de l'utilisateur.

 

par mfgmasson publié dans : Entreprise
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Lundi 25 juin 2007
La globalisation et l’ouverture des frontières obligent les entreprises à être de plus en plus performantes afin de pouvoir poursuivre leurs activités et se développer. Une des valeurs sur laquelle elles doivent s’appuyer est le facteur humain. Très souvent délaissé, l’homme est redevenu un maillon indispensable de l’entreprise. Vu son importance, l’entreprise a eu à se réadapter en se focalisant sur son personnel d’encadrement pour mettre en valeur leur potentiel, stratégie basée sur la performance ayant un double attrait : motivante pour le salarié car il lui permet d’évoluer hiérarchiquement et sécurisante pour l’entreprise car elle a un moins fort « turn over » de ses talents. Faute de ressource interne, cette politique lui permet d’attirer les talents externes. Le double avantage de cette mixité est la diversité, car elle permet de créer un environnement créatif et dynamique au sein de l’entreprise. Cette nouvelle vision de l’apport humain au sein de l’entreprise a mis en exergue la gestion de la performance.
 
Cette vision de l’homme dans son environnement professionnel ouvre une réflexion sur les inter-actions entre les objectifs stratégiques de l’entreprise et la gestion de la performance de l’individu, en prenant en considération l’impact du choix des compétences et le mode de rétribution.
 
Avant de s’attarder sur le choix du modèle de la gestion de la performance, l’entreprise devra s’interroger sur les enjeux et s’assurer de la parfaite adéquation entre ses objectifs stratégiques et son mode de gestion de la performance. En effet les objectifs stratégiques de l’entreprise peuvent être différents si elle est en pleine croissance et à la recherche de nouveaux marchés ou au contraire si elle se focalise sur son « core business » en vendant des activités annexes. A chaque changement de stratégie, elle devra vérifier les implications sur son modèle de gestion. Elle définira une politique de gestion des ressources humaines différentes, avec des caractéristiques du leadership et de compétences différentes. C’est uniquement en se focalisant sur la stratégie « business » que l’entreprise pourra déterminer les compétences dont elle aura besoin pour atteindre ses objectifs. Ces compétences sont partiellement innées ( motivation forte, personnalité ouverte, désir d’influence, l’intelligence ). Le reste peut être développé. Il faut faire une nuance entre développer et former. Il faut savoir que la formation ne produit pas de compétences et qu’il est donc indispensable de diversifier les méthodes d’apprentissage. Chacun va, dans une même situation, mobiliser de manière différente, en fonction de son parcours et son histoire personnelle les ressources à sa disposition. Une même formation pour renforcer une même compétence est vouée à l’échec. La notion de compétence est multiforme et de plus elle englobe des approches extrêmement diverses ( problématiques : de reconnaissance, d’évolution d’organisation ou de recrutement ). La clef du succès de la politique de gestion des ressources humaines réside tout aussi bien dans la définition des besoins que dans les efforts et l’implication de l’ensemble du personnel de l’entreprise. Les efforts doivent être soutenus et non épisodiques, seul moyen pour obtenir un retour sur investissement significatif. Quant à l’implication, elle doit débuter par le Président et les membres du conseil d’administration. Seul moyen pour s’imposer sans trop de réticences. Elle permet alors de légitimer sur une base factuelle la gestion des carrières et l’individualisation des rémunérations. Ce dernier point sera abordé ci-dessous. Pour l’instant restons sur la notion de compétence.
 
Selon divers spécialistes, la compétence peut être définie ainsi : « une pratique ( comportement ou action ) observable et mesurable, reproductible au fil du temps, issue de la mise en œuvre pertinente et volontaire d’un ensemble de savoirs et d’aptitudes professionnelles permettant d’atteindre un résultat défini dans un environnement donné ». La définition est simple mais sa traduction au sein de l’entreprise est plus complexe car il n’y a pas de réponse unique. Elle dépendra de deux facteurs :
            -  de la manière que la personne a acquis cette compétence, moyen de mieux la comprendre et             par conséquent mieux la développer ;
-  de l’approche recherchée par l’entreprise, à savoir approche comportementale ( qualité personnelle ), stratégique ( dynamique entreprise-environnement ) ou métier ( notion de résultat attendu et de critère de réalisation ).
 
Cette dernière approche est très souvent retenue pour élaborer un programme de gestion de la performance qui s’opère en deux phases : l’évaluation et la rétribution. Plusieurs modèles d’évaluation sont utilisés avec chacun ses forces et ses faiblesses et suivant le public et/ou le pays concerné. Par exemple :
-     l’auto évaluation ( technique où le salarié identifie ses forces et faiblesses afin de déterminer les formations ou évolutions souhaitables ) est très utilisée pour les managers, cadres, responsables de projet ;
-    « l’assessment center » ( évaluation du potentiel d’un individu et ses compétences professionnelles par rapport à une fonction cible ) pour le recrutement ou pour constituer un vivier de hauts potentiels ;
-                     le « forced-ranking » ( évaluation du rendement d’un salarié par rapport à ses collègues et non en fonction d’objectifs prédéterminés ) en Amérique du Nord.
Indépendamment de la méthode utilisée, il faut s’assurer de l’objectif recherché par cette évaluation et répondre à la question principale : que souhaite-on évaluer ? La dimension personnelle ( aptitudes, valeurs ) ou la dimension professionnelle ( pratiques professionnelles, résultats ). Delà deux questions sous-jacentes peuvent être posées : comment évaluer de manière objective la dimension comportementale et quel référentiel mettre en place pour étudier cette dimension comportementale ( qualités de leadership, sens de la communication, capacité de travailler en équipe ) ? Après avoir répondu aux questions, il faut s’assurer que le type d’évaluation retenue soit factuelle, argumentée et partagée. Il doit être l’aboutissement d’un projet recouvrant quatre caractéristiques : anticipation, complexité, changement et incertitude. Toute évaluation a un double rôle :
-                     évaluer l’homme face à son environnement de travail et des objectifs définis par l’entreprise ;
-                     rétribuer sa performance pour le motiver et le garder en tant que talent.
La rétribution, phase deux du processus, elle peut être différente selon le contexte ( pénurie ou pas de talents, métier ) et la population concernée ( âge, situation de famille ) mais elle tend de plus en plus vers une forte proportion de part variable, avec différents types de « package » ( voiture de fonction, avantage en nature, actions, retraite, prévoyance, … ). La différenciation de ce « package » permet aux entreprises de mieux adapter leurs offres et aux salariés actuels ou futurs de choisir la structure de rémunération qui lui semble le plus proche de leurs besoins. Toutefois, cette formule trouve quelques limites dans son application. Quatre d’entre elles peuvent être énumérées :
-     la complexité technique et administrative de gérer des revenus à la carte ( appelé aussi « cafétéria » ) ;
-     la difficulté de comparaison des salaires en interne comme entre entreprises ;
-     la difficulté que les managers ont de construire des budgets en incorporant cette notion de « cafétéria ». Ils peuvent être reprochés de distribuer des augmentations individuelles discriminantes et différentes ;
-     Quant à la dernière, elle ne se trouve pas forcément dans la définition des indicateurs de performance mais ce qu’en fera l’encadrement pour évaluer les collaborateurs. Il ne suffit pas d’avoir les bons indicateurs et les bons outils de gestion, il faut aussi et surtout des managers capables de les utiliser.

En conclusion, mettre en place une gestion de la performance de l’individu est complexe et nécessite une approche tant stratégique de l’entreprise que des attentes de l’évalué. Seule une combinaison judicieuse des deux approches donnera un résultat « win-win » et éliminera toute résistance face à la gestion de la performance. Une bonne gestion de la performance est un autre moyen de créer de la valeur au sein de l’entreprise et faire vivre le couple « Valeur / Coût » ( cf. article intitulé : Piloter par la Performance ).
par mfgmasson publié dans : Entreprise
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Vendredi 8 juin 2007

Piloter par la performance c'est traduire le couple « Valeur / Coût » en objectifs stratégiques, c'est à dire en concevoir les évolutions futures car l'analyse de ce couple ne donne que des constats du passé. Pour ce faire, il est indispensable d'apporter des précisions sur deux mots clefs : pilotage et performance. 

La performance de l'entreprise se détermine uniquement en fonction de l'action qui contribue à atteindre les objectifs stratégiques dont une des finalités, parmi d'autres ( pérennité de l'entreprise, ... ) repose sur la satisfaction clientèle. Le pilotage est l'exécution de la stratégie selon les règles définies ainsi que les enseignements de l'action pour enrichir la réflexion sur les objectifs. Il s'articule autour de l'action et non sur les ressources. Cette dernière est statique ( stock, par exemple ) contrairement à l'action ( processus, activités ) qui nécessite une adaptation, voire une agilité dans un contexte en mutation constante. C'est l'action qui crée la valeur. Admettre que c'est l'action qui prédomine sur les ressources, c'est bousculer les approches traditionnelles du contrôle de gestion qui placent le contrôle des ressources ( contrôle budgétaire ) au cœur des préoccupations plutôt que la conduite de l'action qui créée de la valeur. Toutefois, ce n'est pas pour autant qu'il faille oublier le contrôle budgétaire. Bien au contraire, il faut conjuguer les deux approches ( valeur / coût ) pour optimiser la performance et non les mettre en opposition. Pour atteindre cet objectif, il faut se concentrer sur les actions qui vont ajouter de la valeur aux yeux du client car ce dernier n'est nullement concerné par les procédures et autres contrôles internes ( budgétaire, stock ) au niveau de l'entreprise. C'est un changement de perspective qui nécessite une gestion continue mais aussi gestion des hommes face aux changements.

par mfgmasson publié dans : Entreprise
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