Le blog de mfgmassonhttp://www.mfgmasson.com/2007-06-08T11:33:24Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngArticles ayant attrait à l'entreprise et son environnementhttp://www.mfgmasson.com/article-16441778.htmlPour ou contre la théorie d'Al Gore ?2008-02-08T15:10:15Z2008-02-08T15:04:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
Connaissez-vous l’américain Al Gore avec son film documentaire « Une vérité qui dérange », ou le français Nicolas Hulot avec son émission « Opération Okavango » ou encore le
Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (co-détenteur du prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore)? Tous oeuvrent contre le réchauffement de la planète et l’utilisation de produits
plus écologiques. Par leurs actions ils nous sensibilisent au devenir de notre planète et l’héritage que nous souhaitons laisser aux générations futures.
Parallèlement à ces défendeurs de la nature, d’autres personnes soutiennent que le réchauffement de la planète a bien lieu mais n’est pas influencé par l’Homme. Pour ces derniers le rejet du Co2
dans l’atmosphère ne représenterait que 0.056% des gaz à effets de serre dont 80% seraient produits par les volcans, les océans et les décompositions des végétaux. Selon les défenseurs de cette
théorie, le soleil serait seul en cause.
Si le thème de l’environnement, le développement et l’aménagement durables vous intéresse qui selon vous a raison et quels sont les enjeux économiques qui en découlent ? Est-ce que les pays
adoptant la première position vont pénaliser leur production industrielle au détriment des pays n’y adhérant pas à cette théorie ? Est-ce que le protocole de Kyoto a un avenir ? Si par contre le
réchauffement de la terre est occasionné par les effets de l’Homme, n’est-il pas trop tard pour agir ?
Pour vous aider à commenter ces positions, je vous invite à visionner cette vidéo en cliquant ou en recopiant dans votre navigateur le lien suivant http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr
Le débat est ouvert !http://www.mfgmasson.com/article-16183704.htmlL’entreprise ethnoculturelle peut être un avantage concurrentiel !!!2008-01-31T19:45:09Z2008-01-31T19:40:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
La notion d’entreprise ethnoculturelle n’est pas nouvelle. Cette coloration internationale au sein d’une entreprise s’est accentuée avec la globalisation. Depuis plus de trente ans des chercheurs
ont travaillé sur ce type d’entreprises et ont tenté de les modéliser. Les théories et les écrits sont des plus variés :
- les études quantitatives d’Hofstede (1980) et Trompenaars (1993) ;
- les recherches ethnographiques d’Iribarne (1989) ;
- les réflexions de Ralston et al. (1997) sur le « crossvergence » ;
- les recherches de Sackmann (1997) sur les différents courants de recherches en
management ;
- les travaux de Dowling (1999) sur l’analyse de la variable « macro » et
de la variable « micro » ;
- les travaux interculturels de Clark et al. (2000) ;
- les études de Chevrier (2003) sur les bouleversements sociaux actuels.
Même si ces études ont été menées uniquement par des chercheurs nord-américains et européens, avec leur propre éducation, conception et leur propre culture, elles ne peuvent être négligées.
Parallèlement, il est certain qu’ils ne sont pas arrivés à intégrer dans leurs études les spécificités des pays tels que ceux de l’hémisphére Sud, pays en émergence, voire sous-développés ou
encore les pays de l’ex-URSS. Les coutumes, les usages, les systèmes d’éducation et les valeurs dans ces pays sont différents de ceux des pays développés, là aussi avec des nuances qui
s’imposent. Exemple, les attentes du français sont différentes de l’américain ou du japonnais.
Au delà de cela, chaque entreprise est un microcosme unique. Le mariage de la diversité au sein de chaque entité est différent et ne peux être conceptualisé. C’est sur ces deux points que tous
les modèles élaborés trouvent leur limite.
Devant ce phénomène complexe, et qui n’ira qu’en s’accentuant, c’est de la responsabilité des entreprises de mettre à profit la valeur ajoutée apportée par cette diversité de culture en déployant
une fonction de gestion de ressources humaines responsable du développement et de la mobilisation des capacités individuelles. Faute de quoi, elles risquent de se trouver confrontées à des
problèmes majeurs, contribuant de manière de plus en plus significatives aux désaccords, aux tensions et aux conflits. La solution ne se trouve pas à l’extérieur mais bien à l’intérieur de
l’entreprise, voire de l’établissement. Compte tenu de la composition du personnel, il ne peut avoir une seule et même politique. Chaque lieu doit trouver son propre mode organisationnel afin
d’optimiser la valeur ajoutée que représente l’Homme, « capital culturel » constituant un avantage concurrentiel pouvant être capitalisé en immobilisation incorporelle. Ce
« capital culturel et humain » est un élément fondamental et moteur pour la réussite de l’entreprise.
http://www.mfgmasson.com/article-15007993.htmlL’entreprise socialement responsable : élément réducteur de la fracture sociale2007-12-27T19:50:11Z2007-12-27T19:44:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
L’Homme vit dans un monde de plus en plus contreversé où l’individualisme est devenu un « leitmotiv ». Il a de plus en plus de difficulté à s’accomplir et les équlibres sont fragiles.
Il doit continuellement se réinventer et trouver des solutions pour exister afin de donner un sens à sa vie. L’entrepreunariat, tout comme le bénévolat, peut être un des vecteurs de son
épanouissement.
Entreprendre peut paraître certes facile, mais des nombreuses embûches jonchent la vie d’une entreprise, remettant même sa pérennité en question. De nombreuses entreprises disparaissent dans les
cinq ans de leur création. Pour éviter la cessation d’activité, il faut savoir innover et se démarquer des concurrents. Un des moyens est la création d’une entreprise socialement responsable qui
axerait tout son plan-média sur ce thème, ferait appel aux bailleurs de fonds éthiques et metterait tout en oeuvre pour encourager le gouvernement à s’approvisionner en biens et services par
l’intermédiaire de l’entreprise sociale.
Une entreprise sociale n’est pas une entreprise qui a pour unique objectif de financer par un budget des associations et/ou organisations oeuvrant dans les domaines tels que : la santé, les
handicapés, la culture ou l’environnement. Très souvent ces entreprises le font pour avoir la « conscience tranquille ». Certes, il est nécessaire que ces associations ou organisations
obtiennent ce type de subventions privés et/ou publics afin de pouvoir résoudre certains des principaux problèmes sociaux, économiques et environnementaux auxquels un pays doit faire face; mais
la réelle mission de l’entreprise sociale va bien au-delà de ces seuls programmes spécifiques.
En créant ou en développant sa structure sociale, il est essentiel de faire preuve de créativité en élaborant son propre modèle d’entreprise tout en retirant les enseignements de l’étranger et de
son propre pays. Les personnes qui par leurs innovations, leur charisme et leur tenacité refusent le statu quo exploient de nouvelles opportunités et transforment de manière fondamentale la
société. Outre qu’elles proposent des solutions innovantes, concrètes et pratiques ; leur idéale est de créer de la valeur sociale en mettant au coeur de leur projet la fragilité humaine
et/ou le lien social.
La création de cette valeur sociale doit se faire à différents niveaux dans et autour de l’entreprise, dont les thèmes majeurs sont :
Ø Le repect de l’environnement ;
Ø La sécurité des produits et de la production ;
Ø L’amélioration du climat et du dialogue social ;
Ø Le respect des Droits de l’Homme sur les lieux de travail et/ou à l’extérieur ;
Ø L’exclusion des pratiques jugées comme rédhitoires, telles que l’expérimentation sur les animaux ou
la présence dans un pays dirigé par une dictature ;
Ø L’éthique et la lutte contre la corruption et le blanchiment ;
Ø L’adhésion aux normes, aux labels et au développement durable ;
Ø L’application de nouvelles normes de gouvernance ;
Ø L’engagement dans sa communauté en redynamisant les quartiers en difficulté et dans le développement
local ;
Ø L’achat des produits provenant du commerce équitable, domaine qui permet de concilier des valeurs de
solidarité fortes et la création d’entreprise ;
Ø La création d’un lieu de réflexion pour préparer la société de demain, notamment auprès des jeunes en
leur permettant de bénéficier d’un réseau de compétences, d’accompagnement et de susciter auprès d’eux un esprit d’entreprise sociale ;
Ø La contribution à insiter les sociétés de capital-risque de participer aux fiancements des
entreprises de quartier afin de les péreniser, moteurs de l’amélioration des conditions de vie et de diminution du chômage ;
Ø Le mentorat pour les nouveaux projets.
En conclusion, le nouveau défi des entrepreneurs responsables est de « trouver de nouveaux modèles d’entreprises pour répondre aux besoins de la population », en d’autres
mots : « Sauver le monde... en restant profitable ». Il est fort probable que ces nouveaux modèles soient moins rentables que ceux des entreprises ne faisant pas appel à la
conscience inviduelle et que leur financement de démarrage et/ou de croissance soit plus difficile. Pour y palier, il suffit de rechercher des investisseurs socialement responsables, c’est à dire
en quête de « placements éthiques ». Ces derniers ne recherchent pas uniquement une maximisation de la rentabilité de leurs placements, mais ont des approches qui intégrent, dans leurs
décisions de placement et leur gestion de portefeuilles de titres, des critères sociaux, environnementaux ou plus largement de responsabilité vis-à-vis de la société. Ainsi chacun pourra aider à
sa manière à répondre à l’attente de la communauté internationale : « améliorer les conditions de vie sur la planète, en particulier en contribuant à la réduction de la fracture sociale
locale et voire de la fracture Nord/Sud ».
http://www.mfgmasson.com/article-12746756.htmlVie associative : engagement citoyen et impact sur l'économie2007-10-01T11:19:49Z2007-10-01T11:05:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
L’engagement citoyen constitue la base de toute action collective et de la vie associative. Tout comme les structures associatives sont devenues l’un des piliers de l’initiative citoyenne. De ce
postulat, s’ajoute quelques réflexions sur les motivations des bénévoles et du rôle jouer ou pouvant être joué par les associations dans le tissu économique.
Le monde est en pleine mutation, et les associations sont également concernées par cette mouvance. Dans un monde de changement, chaque individu est confronté à un environnement incertain. Le
risque de chômage, les mutations professionnelles modifient la nature de l’engagement, et ce conjugué par la professionnalisation du monde associatif. Dorénavant et compte tenu de ce
changement manifeste, les bénévoles réguliers, oeuvrant majoritairement dans le monde associatif, deviennent de plus en plus minoritaires. Très souvent ces participants sont des personnes âgées,
inactives, ayant du temps libre pour s’occuper des autres et mettre au profit de leurs semblables leurs expériences et leur vécu. Leurs motivations sont très hétérogènes mais nous pouvons en
lister au moins deux types : la recherche de relations interpersonnelles et le désir d’aider. Certes à coté de cette catégorie de bénévoles, nous trouvons d’autres membres réguliers
avec des terrains d’engagement différents. Ces derniers, souvent plus jeunes, agissent au sein des clubs de sport et du monde éducatif. Leurs engagements sont motivés par les activités scolaires
et extrascolaires de leurs enfants. D’autres encore interviennent au sein des ONG, professionnalisant ainsi le monde associatif. Pour conclure sur la diversité du bénévolat, nous devons faire
mention de ceux qui oeuvrent ponctuellement. Leur contribution à la vie associative est limitée (une à deux fois dans l’année), plus éphémère, plus flexible, plus informelle et davantage en
« réseau ». Leur rôle est peut-être moindre mais il reste non négligeable et utile.
Malgré les phénomènes de société, amenant des modifications importantes dans les comportements sociaux et civiques, et même si le monde associatif n’arrive pas encore à les prendre entièrement en
compte, il est certain que celui-ci a un rôle important et non négligeable. Il contribue à orienter, à promouvoir et à développer les modes de régulations socio-économiques dans nos sociétés, et
plus particulièrement dans le sens d’un développement durable. Peut-être par ce biais, et grâce à celui-ci, il peut avoir une réconciliation entre la démocratie, la cohésion sociale et le
développement économique durable ou non.
http://www.mfgmasson.com/article-12090336.html"Capital humain" et "Capital-Savoir" : Qui choisir.... et pourquoi ?2007-08-31T08:58:24Z2007-08-31T08:52:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
« Le savoir est le seul outil de
production qui ne soit pas
sujet aux rendements décroissants ». Citation de John M. Clark.
Pour certains praticiens il semblerait que le choix du recrutement d’un candidat dépend fortement du contexte « culturel » du pays du recruteur mais aussi sur le choix
entre: « généraliste spécialisé » et « spécialiste ».
Les fervents des « spécialistes » sembleraient douter des deux points suivants :
- La
transférabilité des expériences dans un contexte culturel différent et dans un style de gestion d'entreprise possiblement aussi différent de ceux que l’individu a pu connaître ;
- Un
« généraliste spécialisé » est un élément moteur pour l’entreprise et ce quel que soit le contexte économique et culturel.
Ces deux points sont intimement liés et font appels aux notions de « capital humain » et « capital-savoir ».
Si lors de l’apparition du « Taylorisme », méthode de travail basée sur une double division du travail, à savoir : une séparation entre
la conception et l’exécution et dans un deuxième temps sur une parcellisation des activités et la spécialisation des ouvriers attachés à leur poste fixe et à une opération spécifique, celle-ci
pouvait avoir toutes ses vertus. Depuis fort longtemps et encore plus aujourd’hui, il est difficile d’opter pour ce concept limitatif et restrictif de l’organisation du travail et ce à tous les
niveaux de la hiérarchie. L’ouverture à l’information et la mondialisation rendent caduque encore plus le « Taylorisme », même si très souvent le premier point de ce concept reste
d’actualité et que de nombreuses personnes se sentent encore uniquement des exécutants. Au XXIème siècle, le capital immatériel est devenu le vecteur de la société. Deux des composantes de ce
capital immatériel sont la connaissance et la créativité. Nous parlons en ce sens au niveau microéconomique de capital intellectuel et de « valeur-savoir ». Ces notions font également
appel au « capital humain », c’est à dire à l’ensemble des aptitudes, des talents, des qualifications et expériences accumulés par un individu et qui déterminent en partie sa
capacité à travailler pour lui-même ou pour les autres. Ne pas prendre en compte ces éléments fondamentaux peuvent avoir des conséquences dramatiques pour l’entreprise car elle risque d’annihiler
les motivations des individus dans leur emploi. Ces derniers auront le sentiment d’être uniquement des exécutants. Il risque d’avoir une inadéquation totale entre leur vision de l’implication
dans leur emploi ( « job involvement » ) et l’implication personnelle. En d’autre terme, ils ne seront plus concernés par tout ce qui touche à l’emploi et le souhait de la réussite de
l’organisation. Ne pas donner aux individus la possibilité d’évoluer et d’être partie intégrante dans l’entreprise, en les confinant uniquement à des tâches spécifiques et/ou parcellaires,
risquent de détruire la créativité des individus qui se sentent impliqués.
Au vu de cette réflexion, il semblerait que l’employabilité des individus « généralistes spécialisés » au détriment des « purs spécialistes » serait le choix à
retenir. Leurs visions transversales de l’entreprise et de son environnement leur donnent une valeur ajoutée substantielle que n’ont pas forcément les « spécialistes » avec leur vision
verticale. Ce choix est d’autant plus important lorsqu’il s’agit d’employés, d’agents de maîtrise, de cadres et de dirigeants car avoir une vision globale de l’entreprise, conjuguée avec une
culture personnelle même différente du pays, ne peut qu’être un facteur enrichissant pour l’entreprise. Ce « capital culturel » peut être un avantage concurrentiel et être
capitalisé comme une immobilisation incorporelle. C’est un actif important pour l’entreprise.
Qu’en pensez-vous ?
http://www.mfgmasson.com/article-11796385.htmlSatisfaction du client : analyse entre la théorie et la pratique2007-08-14T13:43:27Z2007-08-14T13:41:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
Ci-dessous un extrait de ma thèse, datant de 1997, intitulé « Comment mesurer la satisfaction du client afin d’améliorer l’image de l’entreprise ? ». Après lecture, je souhaiterais
avoir l’opinion des lecteurs sur le point suivant : Selon vous, est-ce que nous sommes dans le paradigme ?
Extrait :
……………..
Le contraste entre la vision des théoriciens et celle des praticiens :
Ces contrastes sont notables sur plusieurs points importants.
Contrairement aux chercheurs, les praticiens ne se préoccupent pas réellement des composantes psychologiques de la satisfaction; ils ne font que constater les variations des dimensions de
satisfaction selon les clients et qu’examiner les méthodes d’étude comparant attentes et performances perçues.
Selon les chercheurs, il est souhaitable que l’entreprise compare ses résultats à ceux de la concurrence. Cette pratique n’est pas généralisée.
Les chercheurs voudraient que les responsables de la satisfaction soient proches de la direction générale pour générer l’impulsion nécessaire à la réalisation de meilleurs scores. Sur le terrain,
le niveau des responsables est variable dans la hiérarchie mais atteint rarement celui des dirigeants.
La préoccupation des praticiens est de satisfaire le client; la satisfaction du personnel est rarement étudiée pourtant tout un courant des recherches provenant de Havard affirment que
satisfaction interne et externe sont liées.
Les mesures de la satisfaction ne débouchent pas toujours sur des politiques de qualité cohérentes et réfléchies. Les entreprises mettent au point des méthodes élaborées de mesures de
satisfaction qui donnent une bonne information sur les clients, mais les conséquences stratégiques et structurelles permettent d’affronter une éventuelle concurrence ne sont pas dégagées.
De façon générale, il y a confusion entre politique de satisfaction et politique de mesure de la satisfaction. Il n’y a pas de lien entre les actions de mesure et une véritable politique de
qualité. La raison de ce phénomène pourrait être la véritable révolution culturelle, structurelle et fonctionnelle que cela impliquerait dans l’entreprise.
Il y a donc un écart important entre le concept des théoriciens et les pratiques des entreprises. Cependant la nature et l’ampleur de ces écarts sont variables et l’on peut, à titre exploratoire,
proposer une typologie en distinguant quatre types d’entreprises, sans pour que cela soit définitif :
- Celles qui commencent à se préoccuper de la satisfaction des clients, à étudier cette
satisfaction avec les « moyens du bord » en utilisant une méthodologie rudimentaire, sans réflexion approfondie, et peu coûteuse ( en interne );
- Celles qui ont mis en oeuvre une véritable démarche de mesure de la satisfaction, faisant appel
à des cabinets spécialisés. Elles utilisent des méthodes plus rigoureuses. Elles effectuent des mesures répétées et obtiennent des informations utiles et comparables. Elles font réaliser des
enquêtes, des études qualitatives puis quantitatives qui aboutissent à identifier les déterminants de la satisfaction des clients. Mais si ces entreprises sont capables d’effectuer des mesures
fiables de la satisfaction, elles ne vont pas jusqu’à mettre au point les conduites visant à l’améliorer.
- Celles qui mènent des études de satisfaction dans le cadre d’une vraie stratégie de qualité. Les
études sont méthodiquement menées, portent sur un large échantillon et sont conçues pour donner des résultats différenciés. Elles sont utilisées pour mettre au point des actions concrètes
d’amélioration de la satisfaction et ensuite pour mesurer les effets de ces actions. Cependant, ces entreprises rencontrent des difficultés soit dans la définition soit dans la réalisation d’une
politique concrète de satisfaction.
- Seules, celles dont la direction générale s’implique dans la politique de satisfaction du client
réussissent à intégrer parfaitement les études de satisfaction à une véritable politique de qualité, tel que Heskett le définit. Modifier les comportements et les actions en vue d’améliorer le
service au client, dans le cadre d’une politique de qualité totale, sont très difficiles. Toute entreprise doit être concernée à partir de la direction générale. Les mesures de satisfaction
fournies par les études deviennent un outil essentiel dans la mise en oeuvre d’une stratégie de qualité de service.
Ces quatre catégories d’entreprises sont chacune aux différentes étapes de la mise en place d’une politique d’amélioration de la satisfaction. Le passage d’un stade à l’autre est difficile à
réaliser et exige des efforts particuliers.
- Du stade 1 au stade 2, il faut une analyse approfondie sur le concept de satisfaction et sur les
méthodes de mesure.
- Du stade 2 au stade 3, il faut une analyse complète, souvent délicate, des mesures obtenues pour
identifier les axes de satisfaction prioritaires et les moyens de l’améliorer sur ces points.
- Le passage du stade 3 à 4 demande que toutes les étapes de la production et de la distribution
soit orientée vers la satisfaction du client. L’entreprise est mobilisée pour atteindre ce but.
Les déterminants de l’appartenance à une catégorie plutôt qu’une autre :
On peut se demander pourquoi certaines entreprises sont plus en avance que d’autres dans le processus, pourquoi certaines franchissent les étapes plus vite en direction d’une politique efficace
de la satisfaction ?
L’implication de la direction générale semble être un facteur déterminent pour le succès et la cohérence de la démarche.
Le souci de satisfaction peut avoir, par exemple, pour origine mobilisatrice l’examen des réclamations ou les conclusions des cercles de qualité.
Le secteur d’activité de l’entreprise qui l’expose plus ou moins à la concurrence ou l’oriente plutôt vers le service exige plus ou moins une politique élaborée de satisfaction.
L’orientation des entreprises vers le client et le marché provoque les progrès plus ou moins grands qu’elles réalisent vers une politique globale de satisfaction de la clientèle.
L’orientation vers le marché a été définie par KOHLI et JAWORSKI ( Market Orientation : The Construct Research – Proposition and Managerial Implications – Journal of Marketing – 1990 )
comme « la génération, dans l’entreprise, de l’intelligence du marché concernant les besoins actuels et futurs des consommateurs, la dissémination de cette intelligence à travers
les services, et la capacité de l’organisation à répondre à ces besoins ». L’orientation marché est donc le phénomène par lequel une entreprise s’ouvre vers son environnement ( ses
clients et ses concurrents ) plutôt que de rester centrée sur elle-même. La connaissance acquise en étudiant l’environnement est ensuite diffusée en interne et utilisée pour mettre en oeuvre des
réponses adaptées. Une entreprise pratiquant cette stratégie semble davantage en mesure de satisfaire sa clientèle. L’ouverture au marché de l’entreprise semble liée à sa capacité de mettre en
oeuvre une politique efficace d’amélioration de la satisfaction. ………..
http://www.mfgmasson.com/article-11600333.htmlRecruteur et Candidat : même « mindset » et même logique pour un même objectif !2007-08-02T12:37:58Z2007-08-01T08:40:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
L’importance du « facteur humain » dans la gestion des entreprises, quelles que soient leurs tailles ou leurs activités, est une évidence que nul ne peut plus contester ; d’autant
qu’aucune entreprise ne se ressemble et aucun individu n’est identique. L’embauche d’un nouveau salarié est une décision stratégique et le faire dans l’improvisation sera probablement néfaste à
l’entreprise. Dans cette optique, nous verrons que si les entreprises ont pris conscience de l’importance que relève un bon recrutement et ont su l’optimiser en optant pour une évaluation
systématique de leurs besoins, il en ait de même pour les candidats qui dorénavant utilisent de nouvelles méthodes pour mieux cibler les postes à pourvoir et être en adéquation avec leur
aspiration.
Avant même de passer une annonce d’offre d’emploi ou de contacter un cabinet de chasseurs de têtes, voire de s’adresser aux viviers que représentent les grandes écoles, et surtout avant de
rencontrer des candidats à l’embauche, les entreprises évaluent leurs besoins. Cette évaluation consiste à faire le point sur l’entreprise, son marché, ses salariés, ses moyens, ses perspectives
de développement et à obtenir le consensus de tous les décideurs. Uniquement après avoir validé cette étape, que l’entreprise aura une bonne définition du profil recherché en prenant en
considération tant les compétences et le savoir-faire que les qualités personnelles pour une bonne intégration. D’un bon travail en amont découlent parfois de bonnes surprises, comme celle de
trouver l’oiseau rare en interne, ou de recruter un profil atypique car le travail de définition de poste a permis de mettre en évidence pas un seul profil adéquat mais plusieurs types de profils
possibles. De nos jours, cette étape d’évaluation des besoins et de définition du profil est relativement bien intégrée dans les entreprises.
Parallèlement à la recherche par l’entreprise de « the right man at the right place », les candidats s’adaptent aux exigences du marché et analysent mieux la corrélation entre
« poste à pouvoir et poste recherché ». L’objectif est de satisfaire à leurs attentes, d’optimiser leurs recherches et de gagner du temps. Pour ce faire, ils utilisent de plus en
plus tous les moyens mis à leurs dispositions par les réseaux et les nouvelles technologies en recherchant les informations essentielles sur les entreprises. L’intérêt d’une telle démarche pour
le candidat est de pouvoir mieux cibler ses choix afin d’orienter ses recherches et d’essayer de dégager les besoins et les attentes de l’entreprise « cible ». Le candidat devra se
mettre à la place du recruteur et se poser des questions telles que : pourquoi décide-t-il de recruter ? Comment procède-t-il ? Quels sont ses objectifs et ses problèmes ?
Qu’attend-t-il des candidats ? Est-ce que la pluridisciplinalité est un facteur déterminant ? Est-ce que l’entreprise recherche uniquement des spécialistes dans un domaine précis ?
En outre, il devra prendre en considération les usages locaux car, par exemple, les modèles ne sont pas les mêmes en France qu’au Canada. Il devra porter une attention particulière sur la
rédaction de sa lettre de présentation et son curriculum vitae. Suivant le contexte, certains renseignements peuvent être jugés comme un atout ou comme discriminatoire. Fort de toutes ces
informations et/ou interrogations, et pour répondre correctement et objectivement, le candidat devra faire sa propre autobiographie, rechercher s’il y a un terrain d’entente entre l’offre et
lui, établir la corrélation avec ce qu’il recherche ( nature, notoriété, stratégie de l’entreprise,…, le climat et l’environnement de travail, le rôle et les responsabilités, la rémunération
et les autres avantages ), mettre en place une fiche de suivi des résultats et un agenda des rendez-vous et remplir une fiche de renseignements sur la société prospectée.
En conclusion, le recruteur et le candidat ont le même « mindset » : « évaluation des besoins et des attentes » et le même objectif : « se placer dans une
perspective de long terme » mais ils utilisent uniquement des moyens différents pour y parvenir.
http://www.mfgmasson.com/article-11397402.htmlRisk Management : De l'historique à la proposition d'un modèle2007-07-19T13:57:06Z2007-07-19T07:30:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
La gestion du risque ou le « Risk Management » est apparue aux Etats Unis et son application date des années soixante, puis en 1965 au Royaume Uni. Sa première utilisation en
France serait en 1975. Depuis son utilisation s’est accrue avec un déphasage entre les entreprises cotées et non cotées. Mais lorsqu’elle est instaurée au sein de l’entreprise, elle devient
l’affaire de tous ( direction, opérationnels, … ) comme le constate le rapport intitulé « Baromètre du Risk Management 2005 » établi par PROTIVITI en partenariat avec TNS SOFRES.
Différents textes tels que la section 404 de la loi Sarbanes-Oxley ( août 2002 ), la loi de Sécurité Financière ou encore la loi Barnier de 1995 en France, sont venus amplifier son application.
En sus de ces obligations légales, certaines entreprises ont compris que la gestion du risque pouvait générer un avantage concurrentiel qui pouvait s’avérer décisif dans un environnement
compétitif.
L’objectif de la gestion des risques est de ramener les différents risques liés à un domaine présélectionné au niveau admis par l’entreprise. Quant à sa définition, elle est la mise en œuvre de
techniques et de réflexions pour concourir à la protection du patrimoine d’une entreprise contre les risques aléatoires, et donc financiers, qu’elle peut subir. Il s’agit d’une approche globale
qui englobe les mesures de prévention et de protection matérielles, financières et juridiques, le recours à l’assurance et la recherche de solutions alternatives. En d’autres termes, la gestion
du risque consiste à identifier les risques d’une entreprise, à les qualifier, les quantifier, les maîtriser, les transférer vers des tiers mais aussi à les analyser, à préconiser des mesures
pour les contrôler, les réduire, voire les éliminer ainsi qu’à favoriser ou à conforter la sécurité, la prévention des actifs et à établir un plan de gestion de crise tout en renforçant
l’efficacité des structures d’organisation et des systèmes de gestion des nouvelles technologies ( informatiques, télécommunications, … ).
Au vu de la définition du Risk Management, une approche en six étapes peut faciliter sa mise en œuvre, à savoir :
1. Dresser la cartographie des risques par une identification des menaces, une évaluation des impacts et des
vulnérabilités ;
2. Définir une ou plusieurs stratégie de continuité ;
3. Renforcer les systèmes de prévention et de protection ;
4. Définir et organiser le dispositif de gestion de crise ;
5. Définir le Plan de Continuité des Activités ;
6. Définir la gouvernance, l’organisation et le système de maintenance du dispositif de maîtrise des risques.
Chaque étape est propre à chaque entité car elle dépend du contexte, de l’organisation et des hommes qui y travaillent. Néanmoins, attardons-nous à l’étape 1. Normalement chaque entreprise est
susceptible d’identifier ses menaces, tant macro que micro-économiques. Le plus ardu est d’évaluer les impacts et les vulnérabilités car ils font appels au rationnel de l’homme pour déterminer
les probabilités, facteur pris en compte pour la prioritisation des risques ayant la plus grande probabilité d’occurrence. L’entreprise devra s’assurer de la bonne adéquation entre
« impact » et « vulnérabilité » afin d’éviter tout déséquilibre entre des risques avec une probabilité élevée d’occurrence engendrant une perte inférieure et des risques avec
une perte élevée ayant une probabilité inférieure de l’occurrence. D’après mon expérience sur le sujet, et ce après avoir testé plusieurs modèles, celui dont je propose peut limiter cet
éventuel déséquilibre car il est très visuel. Dans le cas présent, le Risk Manager ( Directeur des Risques ) n’aura qu’à se focaliser sur les « High Occurrences» et les « High
Severities ». [ Les données y figurant ne servent qu’à titre d’exemple ]. Pour visualiser le modèle retenu, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous ou le copier dans votre navigateur. .
http://s3.archive-host.com/membres/up/1030124827/RiskManagementarchive-host190707.zip
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http://www.mfgmasson.com/article-11030104.htmlPerformance management = Objectifs stratégiques, compétences et rétributions.2007-06-26T07:03:11Z2007-06-25T08:11:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
La globalisation et l’ouverture des frontières obligent les entreprises à être de plus en plus performantes afin de pouvoir poursuivre leurs activités et se développer. Une des
valeurs sur laquelle elles doivent s’appuyer est le facteur humain. Très souvent délaissé, l’homme est redevenu un maillon indispensable de l’entreprise. Vu son importance, l’entreprise a eu à se
réadapter en se focalisant sur son personnel d’encadrement pour mettre en valeur leur potentiel, stratégie basée sur la performance ayant un double attrait : motivante pour le salarié
car il lui permet d’évoluer hiérarchiquement et sécurisante pour l’entreprise car elle a un moins fort « turn over » de ses talents. Faute de ressource interne, cette politique lui
permet d’attirer les talents externes. Le double avantage de cette mixité est la diversité, car elle permet de créer un environnement créatif et dynamique au sein de l’entreprise. Cette
nouvelle vision de l’apport humain au sein de l’entreprise a mis en exergue la gestion de la performance.
Cette vision de l’homme dans son environnement professionnel ouvre une réflexion sur les inter-actions entre les objectifs stratégiques de l’entreprise et la gestion de la
performance de l’individu, en prenant en considération l’impact du choix des compétences et le mode de rétribution.
Avant de s’attarder sur le choix du modèle de la gestion de la performance, l’entreprise devra s’interroger sur les enjeux et s’assurer de la parfaite adéquation entre ses
objectifs stratégiques et son mode de gestion de la performance. En effet les objectifs stratégiques de l’entreprise peuvent être différents si elle est en pleine croissance et à la recherche de
nouveaux marchés ou au contraire si elle se focalise sur son « core business » en vendant des activités annexes. A chaque changement de stratégie, elle devra vérifier les
implications sur son modèle de gestion. Elle définira une politique de gestion des ressources humaines différentes, avec des caractéristiques du leadership et de compétences différentes. C’est
uniquement en se focalisant sur la stratégie « business » que l’entreprise pourra déterminer les compétences dont elle aura besoin pour atteindre ses objectifs. Ces compétences
sont partiellement innées ( motivation forte, personnalité ouverte, désir d’influence, l’intelligence ). Le reste peut être développé. Il faut faire une nuance entre développer et former. Il faut
savoir que la formation ne produit pas de compétences et qu’il est donc indispensable de diversifier les méthodes d’apprentissage. Chacun va, dans une même situation, mobiliser de manière
différente, en fonction de son parcours et son histoire personnelle les ressources à sa disposition. Une même formation pour renforcer une même compétence est vouée à l’échec. La notion de
compétence est multiforme et de plus elle englobe des approches extrêmement diverses ( problématiques : de reconnaissance, d’évolution d’organisation ou de recrutement ). La clef du succès
de la politique de gestion des ressources humaines réside tout aussi bien dans la définition des besoins que dans les efforts et l’implication de l’ensemble du personnel de l’entreprise. Les
efforts doivent être soutenus et non épisodiques, seul moyen pour obtenir un retour sur investissement significatif. Quant à l’implication, elle doit débuter par le Président et les membres du
conseil d’administration. Seul moyen pour s’imposer sans trop de réticences. Elle permet alors de légitimer sur une base factuelle la gestion des carrières et l’individualisation des
rémunérations. Ce dernier point sera abordé ci-dessous. Pour l’instant restons sur la notion de compétence.
Selon divers spécialistes, la compétence peut être définie ainsi : « une pratique ( comportement ou action ) observable et mesurable, reproductible au fil du temps, issue
de la mise en œuvre pertinente et volontaire d’un ensemble de savoirs et d’aptitudes professionnelles permettant d’atteindre un résultat défini dans un environnement donné ». La définition
est simple mais sa traduction au sein de l’entreprise est plus complexe car il n’y a pas de réponse unique. Elle dépendra de deux facteurs :
- de la manière que la personne a acquis cette compétence, moyen de mieux la comprendre
et par conséquent mieux la développer ;
- de l’approche recherchée par l’entreprise, à savoir approche comportementale ( qualité personnelle ), stratégique ( dynamique entreprise-environnement ) ou
métier ( notion de résultat attendu et de critère de réalisation ).
Cette dernière approche est très souvent retenue pour élaborer un programme de gestion de la performance qui s’opère en deux phases : l’évaluation et la rétribution. Plusieurs
modèles d’évaluation sont utilisés avec chacun ses forces et ses faiblesses et suivant le public et/ou le pays concerné. Par exemple :
- l’auto évaluation ( technique où le salarié identifie ses forces et faiblesses
afin de déterminer les formations ou évolutions souhaitables ) est très utilisée pour les managers, cadres, responsables de projet ;
- « l’assessment center » ( évaluation du potentiel d’un individu et ses
compétences professionnelles par rapport à une fonction cible ) pour le recrutement ou pour constituer un vivier de hauts potentiels ;
- le « forced-ranking » (
évaluation du rendement d’un salarié par rapport à ses collègues et non en fonction d’objectifs prédéterminés ) en Amérique du Nord.
Indépendamment de la méthode utilisée, il faut s’assurer de l’objectif recherché par cette évaluation et répondre à la question principale : que souhaite-on évaluer ? La
dimension personnelle ( aptitudes, valeurs ) ou la dimension professionnelle ( pratiques professionnelles, résultats ). Delà deux questions sous-jacentes peuvent être posées : comment
évaluer de manière objective la dimension comportementale et quel référentiel mettre en place pour étudier cette dimension comportementale ( qualités de leadership, sens de la
communication, capacité de travailler en équipe ) ? Après avoir répondu aux questions, il faut s’assurer que le type d’évaluation retenue soit factuelle, argumentée et partagée. Il doit être
l’aboutissement d’un projet recouvrant quatre caractéristiques : anticipation, complexité, changement et incertitude. Toute évaluation a un double rôle :
- évaluer l’homme face à son
environnement de travail et des objectifs définis par l’entreprise ;
- rétribuer sa performance pour le
motiver et le garder en tant que talent.
La rétribution, phase deux du processus, elle peut être différente selon le contexte ( pénurie ou pas de talents, métier ) et la population concernée ( âge, situation de famille )
mais elle tend de plus en plus vers une forte proportion de part variable, avec différents types de « package » ( voiture de fonction, avantage en nature, actions, retraite, prévoyance,
… ). La différenciation de ce « package » permet aux entreprises de mieux adapter leurs offres et aux salariés actuels ou futurs de choisir la structure de rémunération qui lui semble
le plus proche de leurs besoins. Toutefois, cette formule trouve quelques limites dans son application. Quatre d’entre elles peuvent être énumérées :
- la complexité technique et administrative de gérer des
revenus à la carte ( appelé aussi « cafétéria » ) ;
- la difficulté de comparaison des salaires en interne comme entre
entreprises ;
- la difficulté que les managers ont de construire des budgets en incorporant cette
notion de « cafétéria ». Ils peuvent être reprochés de distribuer des augmentations individuelles discriminantes et différentes ;
- Quant à la dernière, elle ne se trouve pas
forcément dans la définition des indicateurs de performance mais ce qu’en fera l’encadrement pour évaluer les collaborateurs. Il ne suffit pas d’avoir les bons indicateurs et les bons outils de
gestion, il faut aussi et surtout des managers capables de les utiliser.
En conclusion, mettre en place une gestion de la performance de l’individu est complexe et nécessite une approche tant stratégique de l’entreprise que des attentes de l’évalué. Seule une
combinaison judicieuse des deux approches donnera un résultat « win-win » et éliminera toute résistance face à la gestion de la performance. Une bonne gestion de la performance est un
autre moyen de créer de la valeur au sein de l’entreprise et faire vivre le couple « Valeur / Coût » ( cf. article intitulé : Piloter par la Performance ).
http://www.mfgmasson.com/article-10795097.htmlL’interventionnisme d’un Etat peut asphyxier des entreprises.2007-06-10T09:02:02Z2007-06-09T21:17:00Zmfgmassonhttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-138415.html
Piloter par la performance n’est possible que dans une économie libérale, sans intervention de l’Etat. Dans certains « petits » pays confrontés à la globalisation, où la conjugaison de
l’étroitesse du marché et de la concurrence agressive demande un libéralisme total afin de sécuriser les investisseurs, il peut s’avérer que l’Etat intervienne sur certains secteurs pour réguler,
voire contrôler les prix de vente et/ou les marges. Cette initiative, contraire à la libre concurrence et faite au nom du peuple, peut créer des catastrophes économiques avec la fermeture
d’entreprises locales ou leur cession à des sociétés étrangères mettant en péril à terme l’économie nationale. Dans ce contexte et s’il n’y a pas de substitution possible, la fermeture
d’entreprises locales peut créer des marchés parallèles provoquant une augmentation du prix de vente des produits concernés, contraire à l’idée initiale du gouvernement. Quant à la cession
d’entreprise à des sociétés étrangères, elle entraîne indéniablement une perte de l’autonomie de l’Etat et met son marché entre les mains de ces dernières et ce au détriment des nationaux.
L’exemple type provient des interventions du gouvernement d’un pays de la zone océan indien sur différents produits tels que : le lait, la farine, le ciment, le fer, … Pourtant pour réformer
son économie, cette nation avait annoncé différentes mesures pour donner confiance au monde économique et avait prôné le libéralisme. Or dans certains cas, le gouvernement s’est substitué aux
importateurs locaux dérégulant le marché et subissant des pertes inutiles ( produits inaptes à la consommation et détruits ) et dans un autre cas refusant d’accéder aux
demandes justifiées d’un industriel. Après avoir croisé un bras de fer pendant six mois avec le producteur et vu les pertes significatives enregistrées, ce dernier a eu à fermer son unité de
production, vielle de quarante ans, et mettant au chômage cent quatre vingt personnes. Le comble de l’histoire, toutes les revendications de l’industriel ont été mises en application trois jours
après la fermeture de son usine. L’actuel repreneur est un groupe étranger. Il aura plus de 80% du marché. Autre conséquence, la fermeture de cette entreprise a fragilisé un groupe. Les
actionnaires ont commencé une réflexion stratégique sur le devenir de l’ensemble des autres sociétés (
cinq structures ) : continuer d'exploiter ces activités ou les vendre. Une évaluation est encours. La décision de vendre risque d'engendrer de nouveaux chômeurs. Le risque
futur, et s’il n’y aucune correction de cette politique gouvernementale, c’est une explosion sociale.
Face à cette problématique, la solution n’est-elle pas de laisser jouer la libre concurrence en abolissant les frontières douanières et en libéralisant les prix ? Une sélection
naturelle se ferait, et là un pilotage par la performance aurait toute sa justification. Si l’entreprise n’y adhère pas, elle ne pourra jouer à arme égale avec les entreprises concurrentes
qu'elles soient locales ou étrangères et se mettrait elle-même dans une situation difficile au risque de mettre en péril sa survie.