L’Homme vit dans un monde de plus en plus contreversé où l’individualisme est devenu un « leitmotiv ». Il a de plus en plus de difficulté à s’accomplir et les équlibres sont fragiles.
Il doit continuellement se réinventer et trouver des solutions pour exister afin de donner un sens à sa vie. L’entrepreunariat, tout comme le bénévolat, peut être un des vecteurs de son
épanouissement.
Entreprendre peut paraître certes facile, mais des nombreuses embûches jonchent la vie d’une entreprise, remettant même sa pérennité en question. De nombreuses entreprises disparaissent dans les
cinq ans de leur création. Pour éviter la cessation d’activité, il faut savoir innover et se démarquer des concurrents. Un des moyens est la création d’une entreprise socialement responsable qui
axerait tout son plan-média sur ce thème, ferait appel aux bailleurs de fonds éthiques et metterait tout en oeuvre pour encourager le gouvernement à s’approvisionner en biens et services par
l’intermédiaire de l’entreprise sociale.
Une entreprise sociale n’est pas une entreprise qui a pour unique objectif de financer par un budget des associations et/ou organisations oeuvrant dans les domaines tels que : la santé, les
handicapés, la culture ou l’environnement. Très souvent ces entreprises le font pour avoir la « conscience tranquille ». Certes, il est nécessaire que ces associations ou organisations
obtiennent ce type de subventions privés et/ou publics afin de pouvoir résoudre certains des principaux problèmes sociaux, économiques et environnementaux auxquels un pays doit faire face; mais
la réelle mission de l’entreprise sociale va bien au-delà de ces seuls programmes spécifiques.
En créant ou en développant sa structure sociale, il est essentiel de faire preuve de créativité en élaborant son propre modèle d’entreprise tout en retirant les enseignements de l’étranger et de
son propre pays. Les personnes qui par leurs innovations, leur charisme et leur tenacité refusent le statu quo exploient de nouvelles opportunités et transforment de manière fondamentale la
société. Outre qu’elles proposent des solutions innovantes, concrètes et pratiques ; leur idéale est de créer de la valeur sociale en mettant au coeur de leur projet la fragilité humaine
et/ou le lien social.
La création de cette valeur sociale doit se faire à différents niveaux dans et autour de l’entreprise, dont les thèmes majeurs sont :
Ø Le repect de l’environnement ;
Ø La sécurité des produits et de la production ;
Ø L’amélioration du climat et du dialogue social ;
Ø Le respect des Droits de l’Homme sur les lieux de travail et/ou à l’extérieur ;
Ø L’exclusion des pratiques jugées comme rédhitoires, telles que l’expérimentation sur les animaux ou
la présence dans un pays dirigé par une dictature ;
Ø L’éthique et la lutte contre la corruption et le blanchiment ;
Ø L’adhésion aux normes, aux labels et au développement durable ;
Ø L’application de nouvelles normes de gouvernance ;
Ø L’engagement dans sa communauté en redynamisant les quartiers en difficulté et dans le développement
local ;
Ø L’achat des produits provenant du commerce équitable, domaine qui permet de concilier des valeurs de
solidarité fortes et la création d’entreprise ;
Ø La création d’un lieu de réflexion pour préparer la société de demain, notamment auprès des jeunes en
leur permettant de bénéficier d’un réseau de compétences, d’accompagnement et de susciter auprès d’eux un esprit d’entreprise sociale ;
Ø La contribution à insiter les sociétés de capital-risque de participer aux fiancements des
entreprises de quartier afin de les péreniser, moteurs de l’amélioration des conditions de vie et de diminution du chômage ;
Ø Le mentorat pour les nouveaux projets.
En conclusion, le nouveau défi des entrepreneurs responsables est de « trouver de nouveaux modèles d’entreprises pour répondre aux besoins de la population », en d’autres
mots : « Sauver le monde... en restant profitable ». Il est fort probable que ces nouveaux modèles soient moins rentables que ceux des entreprises ne faisant pas appel à la
conscience inviduelle et que leur financement de démarrage et/ou de croissance soit plus difficile. Pour y palier, il suffit de rechercher des investisseurs socialement responsables, c’est à dire
en quête de « placements éthiques ». Ces derniers ne recherchent pas uniquement une maximisation de la rentabilité de leurs placements, mais ont des approches qui intégrent, dans leurs
décisions de placement et leur gestion de portefeuilles de titres, des critères sociaux, environnementaux ou plus largement de responsabilité vis-à-vis de la société. Ainsi chacun pourra aider à
sa manière à répondre à l’attente de la communauté internationale : « améliorer les conditions de vie sur la planète, en particulier en contribuant à la réduction de la fracture sociale
locale et voire de la fracture Nord/Sud ».
Joyeuse Saint-Sylvestre 2008 à vous et à vos proches.
RH