Samedi 9 juin 2007

Piloter par la performance n’est possible que dans une économie libérale, sans intervention de l’Etat. Dans certains « petits » pays confrontés à la globalisation, où la conjugaison de l’étroitesse du marché et de la concurrence agressive demande un libéralisme total afin de sécuriser les investisseurs, il peut s’avérer que l’Etat intervienne sur certains secteurs pour réguler, voire contrôler les prix de vente et/ou les marges. Cette initiative, contraire à la libre concurrence et faite au nom du peuple, peut créer des catastrophes économiques avec la fermeture d’entreprises locales ou leur cession à des sociétés étrangères mettant en péril à terme l’économie nationale. Dans ce contexte et s’il n’y a pas de substitution possible, la fermeture d’entreprises locales peut créer des marchés parallèles provoquant une augmentation du prix de vente des produits concernés, contraire à l’idée initiale du gouvernement. Quant à la cession d’entreprise à des sociétés étrangères, elle entraîne indéniablement une perte de l’autonomie de l’Etat et met son marché entre les mains de ces dernières et ce au détriment des nationaux.


L’exemple type provient des interventions du gouvernement d’un pays de la zone océan indien sur différents produits tels que : le lait, la farine, le ciment, le fer, … Pourtant pour réformer son économie, cette nation avait annoncé différentes mesures pour donner confiance au monde économique et avait prôné le libéralisme. Or dans certains cas, le gouvernement s’est substitué aux importateurs locaux dérégulant le marché et subissant des pertes inutiles ( produits inaptes à la consommation et détruits ) et dans un autre cas refusant d’accéder aux demandes justifiées d’un industriel. Après avoir croisé un bras de fer pendant six mois avec le producteur et vu les pertes significatives enregistrées, ce dernier a eu à fermer son unité de production, vielle de quarante ans, et mettant au chômage cent quatre vingt personnes. Le comble de l’histoire, toutes les revendications de l’industriel ont été mises en application trois jours après la fermeture de son usine. L’actuel repreneur est un groupe étranger. Il aura plus de 80% du marché. Autre conséquence, la fermeture de cette entreprise a fragilisé un groupe. Les actionnaires ont commencé une réflexion stratégique sur le devenir de l’ensemble des autres sociétés ( cinq structures ) : continuer d'exploiter ces activités ou les vendre. Une évaluation est encours. La décision de vendre risque d'engendrer de nouveaux chômeurs. Le risque futur, et s’il n’y aucune correction de cette politique gouvernementale, c’est une explosion sociale.
 
Face à cette problématique, la solution n’est-elle pas de laisser jouer la libre concurrence en abolissant les frontières douanières et en libéralisant les prix ? Une sélection naturelle se ferait, et là un pilotage par la performance aurait toute sa justification. Si l’entreprise n’y adhère pas, elle ne pourra jouer à arme égale avec les entreprises concurrentes qu'elles soient locales ou étrangères et se mettrait elle-même dans une situation difficile au risque de mettre en péril sa survie.
par mfgmasson publié dans : Economie
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